PULP – This Is Hardcore (1998)

Il fallait une grande, une très grande chanson pour m’extirper du mutisme dans lequel diverses circonstances (la rentrée, le retour mi-figue mi-raison à la fac, de nouvelles occupations radiophoniques, une flemme exagérée) m’ont plongé. Deux mois sans écrire, c’est long, j’en conviens. J’ai failli renoncer à ce blog, le reléguer dans mon rétroviseur. Finalement, non. Pas encore, pas tout à fait. Qu’ai-je donc fait pendant deux mois ? Me faire cajoler à l’huile de monoï par des vahinés voluptueuses ? Pas vraiment. Mon lot a été plus banal : traîner à Bordeaux, bosser pour des exposés universitaires insignifiants, préparer mes émissions de radio, écouter des disques et des singles (on ne se refait pas). Parmi la foison de groupes et de morceaux qui ont transité plus nombreux que les bagnoles au péage de Saint-Arnoult un jour de chassé-croisé, un d’entre eux est revenu avec assiduité, œuvre d’un groupe qui, lui aussi, a failli jeter l’éponge prématurément ; une chanson psychodrame, belle comme la fin d’un monde. Ouais, Pulp. Et « This Is Hardcore ».

Pulp, c’est d’abord Jarvis Cocker. Celui qui a créé le groupe en 1978 (!), à 15 ans, l’a traîné durant les années de vaches maigres, de lose et d’obsessions avant de le porter vers la lumière au début des années 90, avec (par ordre chronologique et de succès croissant) « My Legendary Girlfriend », « Babies », « Razzmatazz » puis « Do You Remember The First Time ? » . Pour n’importe quel ado classe-moyenne fan de pop du milieu des années 90, il fut le modèle, l’exemple, la pop-star rêvée : le doux-dingue dégingandé qui emporte la mise, chantant des paroles fines et mordantes avec le charisme d’un prince de sang qui prendrait un ecstasy avec sa tassé de thé en écoutant Roxy Music. L’ancien grouillot du marché au poisson de Sheffield devenu sex-symbol étrange et pivot pop générationnel.

Parmi tous les morceaux de choix de Pulp, deux chansons sont à consigner parmi les plus illustrissimes des années 90.

Côté pile, brillant, « Common People », habile critique du misérabilisme cool (et de l’accent cockney forcé de Blur ?) emportée dans les tourbillons d’une pop flamboyante et plastique. Tour de force génial, qui renvoie Blur à ses études et Oasis au bonnet d’âne. La lignée directe de cette chanson, c’est Go-Kart Mozart, ce loser magnifique qui n’a hélas jamais connu le destin successfull de Pulp.

Côté face, crépusculaire, « This Is Hardcore ». Après le succès, les Unes du NME, le trollage de Michael Jackson, le phénomène de société, la démesure, la vacuité : le contrecoup. Le chant du cygne. Et le chef d’œuvre, allons-y pour ce terme galvaudé mais qui mérite ici toute sa place. Les pulpeuses rutilances discoïdes se sont dérobées au regard, remplacées par des lignes symphoniques et une douleur acide sublimée. La section de cordes, isolée sur le « End of Line Mix », est d’une sensibilité à tomber. Après « Death goes to the disco », disco goes to the death. De la boule à facette à la boule coincée dans la gorge, Pulp bascule dans les graves, dans la matière noire des introspections.

Le départ, en 1997, du guitariste Russell Senior (présent depuis 1983) a peut-être favorisé ce basculement. Le sommet est franchi, la suite ne peut être que descente et désenchantement, les fêtes devenant des routines lugubres. D’où cette Chanson, ample, splendide, tragique, intense, bouleversante. Cocker y lâche les chevaux lyriques tout en conservant un mal-être malaxé. Immense. Ultime. Apothéotique.

Les torsions noires de Freaks se combinent aux lueurs faiblissantes d’« Underwear ». Sexe sans sentiment, mécaniques désabusées, romantisme vain, poudre aux yeux, dépendance, aliénation, pièges tendus, jeux de rôle sisyphien où le forçat gamberge sur le bien-fondé de sa tâche. Tout est perdu, bascule vers le précipice. Tout ceci s’exprime dans un clair-obscur à la puissance romantique telle qu’elle tiendrait aisément le menton aux Dvorak, Beethoven et autres figures du genre. Si la musique populaire est un art mineur, alors, devant « This Is Hardcore », on se trouve devant une de ces plus belles gemmes.

Et que dire du clip, d’ordinaire parent pauvre ou cache-misère d’une chanson, sinon qu’il est à la mesure de la chanson. Quatorze tableaux à la patine classieuse et aux compositions étudiées, tournés dans les vénérables studios Pinewood. Somptueux.

« What exactly do you do for an encore ? » Hmm, je n’en sais rien, Jarvis, mais ça pourrait aller loin, « ’cause this is hardcore ».

DIABOLOGUM – Et si nous n’avions pas été là l’histoire aurait été la même mais racontée par d’autres (ft. Daniel DARC) (1998)

Ça crépite comme un feu funeste. Le genre de flambée de cheminée où le bois sec éclate, où l’on jette des photos, des livres, des souvenirs, un autodafé du bric-à-brac qu’on a dans la tête. On a le regard durci d’avoir trop pleuré. Chu dans un état d’hébétude sur-lucide, après le dessillement de la rupture, regarder sa vie comme un entomologiste. Se rendre compte de n’être que denrée négligeable, quantité superflue. Si nous n’avions pas été là ? L’histoire aurait été exactement la même, simplement dite par d’autres. Qui auraient dit les mêmes mots, qui auraient tous voulu dire la même chose.

Six minutes à mâchouiller sinistrement ce chewing-(diabolo)gum du diable, un post-rock à faire déglutir de traviole le sirop des limonadiers. « Et si nous n’avions pas … » est une chanson d’après-désespoir. Le désespoir, c’est lyrique, c’est expressif, c’est le chant du cygne qui s’élève haut et superbe, qui se bat. Là, c’est une dissection, qui joue avec les reflets du couteau pour éclairer d’une lueur malsaine cette existence réduite à son état de dessiccation avancé, cette errance désabusée.

« Et si nous n’avions pas … » est aussi l’occasion rare de voir se côtoyer deux grands du rock d’ici. Côté cour, Diabologum, ce quatuor toulousain pop-rock indie qui a durci le ton et s’est lui-même poussé vers un post-rock aux éclats noise, expérimental et tétanisant. Côté jardin, Daniel Darc, l’ex-Taxi Girl alors tombé dans l’oubli, qui traverse les années 90 comme un hère, entre insuccès commerciaux, dépendance à l’héro et détour par la case prison. La collaboration sera délicate. Elle tournera à l’aigre quelques années plus tard lorsque Darc, revenu dans la lumière avec Crève-Coeur, s’ingéniera à casser du sucre sur le dos des Diabologum, leur tenant rancœur de ne pas avoir donné suite à une proposition de produire son nouvel album solo.

Mais en 1998 Diabologum était sur le point de s’éteindre, assailli par l’impression d’avoir tout dit avec #3, ce sommet (à découvrir absolument). Présent sur une compilation indie pour le don d’organes où ils voisinent avec Dominique A, Miossec, Les Innocents, Katerine ou Autour de Lucie, « Et si nous n’avions pas … » est le dernier et étrange coup d’éclat de Diabologum. Après quoi, Arnaud Michniak partira former Programme (encore plus maussade et expérimental) et Michel Cloup, Expérience. Le tout en pleine déferlante France Touch, France qui se touche. Gloups.

A côté de la plaque, les Diabologum ? Ça devrait être possible. Diabologum est-il l’indépassable must du rock français 90s ? Ça devrait être possible, aussi. C’est même certain. Ce ne sont pas ceux qui jetteront une oreille curieuse ou réjouie au #3 bienheureusement réédité (oreilles non averties, attention le choc) qui diront le contraire. Et s’ils n’avaient pas été là ? L’histoire aurait sans doute été la même, peu ou prou. Mais, pas sûr qu’il se serait trouvé des têtes tenaces comme eux pour dire l’espoir et le sinistre de l’époque, ses faux-semblants, ses nuages noirs où se fomentent des complots dont nous sommes les propres victimes. Ils nous auraient manqué.

ROYAL TRUX – Another Year (1998)

Inutile de se demander pourquoi Andrew VanWyngarden, une des deux têtes chercheuses de MGMT, est un fan absolu de Royal Trux. En écoutant « Another Year », un rapide comparatif fait matcher tous les ingrédients avec « Cool Song No.2 » : l’étrangeté orientalisante, l’aspect déglingué (et, osons le dire, copieusement drogué), le rythme chaloupé, la durée (quatre minutes). Et cætera ; tout colle, à l’exception de la production, bancale chez Royal Trux, luxuriante chez MGMT. Pas pour rien que Jennifer Herrema, moitié féminine de Royal Trux, a coécrit un titre (« Flash Delirium ») sur Congratulations, qui est un de mes albums fétiches.

Mettant la barre aussi haut qu’un Renaud Lavillenie, Royal Trux joue une singulière comptine psychédélique, avec une mélodie trempée dans l’acide (lysergique) percluse d’un brouhaha bordélique et barré que Jennifer Herrema colorie avec sa voix éraillée et chaude – une voix qu’Allison Mosshart de The Kills a bien copié pour devenir la référence rock’n’roll chérie des pubards, mais c’est un autre sujet.

Ovni brinquebalant avec son gimmick zézayant au kazoo, « Another Year » se range illico, et en bonne place, sur les étagères du bizarre, de la pop biscornue. Pour être un peu moins perdu dans ce roulis grinçant, on pourrait imaginer les références que le couple Hagerty / Herrema se serait donné : réunir le « Tomorrow Never Knows » des Beatles avec du lo-fi animiste cérémoniel, le tout à grands renforts hypnotiques de codéine et de psychotropes divers. On imagine surtout un grand lac vert, opaque, dont les remous inoculent à l’air une vrille singulière, court-circuitant les atomes du quotidien, enveloppant les cités dorées d’une gaze amphibolique. Voici les témoignages lointains d’une festivité alien passée à la moulinette allumée d’une entrée inopinée dans l’atmosphère terrestre, qui en a consumé les entournures. De quoi donner à votre gueule de bois post-réveillon des aspects de satellisation spatiale.

Sur ce, je vous souhaite, ainsi qu’il est de coutume – et avec la bénédiction des dieux de l’Olympe, des Hoverboards Mattel, de l’année 5775 du calendrier hébreu, des hôpitaux psychiatriques et de la pâte à crêpes –, tout le bonheur possible pour les trois-cent-soixante-cinq prochaines journées. En clair, bonne année 2015 !

MELON GALIA – L’occasion de me taire (1998)

Pour mettre 1998 à feu et à sang, il ne fallait pas compter sur Melon Galia. Car ces Belges, au nom quérable seulement chez le primeur, n’ont jamais dépassé le stade du gentil groupe sympathique et œuvraient dans une indie-pop qui ne faisait pas vraiment la part belle aux éclats rageurs qui font exploser les têtes, d’ampli ou non. Paris sous les bombes, très peu pour eux.

Dans le coton douillet de son indie-pop ligne claire, ce qui n’était alors qu’un duo (ils ont depuis accueillis trois autres têtes) préfère présenter, en morceau principal de son EP initial autoproduit, une saynète vieille comme l’adolescence, et à la fois aussi simple et compliquée qu’elle. Distribution : une fille, un garçon. Scénarii possibles : comme dit Daniel Darc, « il n’y a que deux sortes d’histoires d’amour : le garçon perd la fille, la fille perd le garçon ». Bon, là, l’idylle n’aura même pas le temps d’aller au-delà des prolégomènes ; c’est cette phase-ci d’attirance, ces balades dans la parc d(e l)’attraction(s) amoureuse(s) qui sont racontées ici.

Creusant la veine des émois et des chagrins traversant les ventricules, cette saynète rohmerienne sur fond de guitares twee se place, l’air de ne pas toucher, au croisement des médiatrices d’un triangle dont les sommets n’auraient pas l’austérité alphabétique de se nommer A, B et C mais se baptiseraient The Field Mice, Stereolab et Dominique A. Hésitations floues, voix symbiotiquement entrelacées, souvenirs pastels d’une déconvenue pour l’un, d’un petit jeu malicieux pour l’autre. Dialogue sans armes, ni haine, ni violence, ni butin. Juste des frôlements platoniques, délicieux et doux-amers à la ressouvenance, mais qui n’iront guère plus loin ; du vécu, sans nul doute.

On pourra faire la comparaison avec Watoo Watoo. Ou avec la première version du « Slow » par Granville, si l’on met de côté la section rythmique bien plus en avant et sa structure plus classique couplet-refrain-pont-refrain (au contraire de la suite dialoguée de « L’occasion de me taire ») ; mais les deux morceaux ont un point commun essentiel : ce sont deux nuages pop dans un ciel azur pâle, deux petits morceaux tout doux pour cœurs tout mous qui ne veulent pas qu’on les quitte.

NEOBORIS – Una Puesta del Sol (1998 ?)

Nommer son album Eau de rose et fleur bleue en appelant son groupe Néoboris n’évoque pas l’image d’un gros dur. Ce serait même tout l’inverse. Aussi n’est-on pas surpris outre-mesure de découvrir en lançant « Una Puesta del Sol » (ou n’importe quelle piste de l’album) une voix malingre de post-ado sensible éperdu (et perdu ?) sur un tapis de synthé pling-plong évoquant une ambiance de fête Champomy dont il serait le seul invité, tourbillonnant quand même pour le geste et parce qu’il le faut pour ne pas tomber.

Clone bordelais de Dominique A dans une bretelle uchronique où ce dernier serait resté bloqué sur Un Album Sourd, l’attachant Néoboris n’a pas, contrairement à son compère atlantique, reçu de Victoire de la Musique, n’a jamais rempli le Zénith et, ouf, n’a jamais collaboré avec Balibar ou Calogero. Mais, faisant rimer précaire avec extraordinaire, on retrouve chez lui aussi, par touches parfois préfiguratrices, les chansons anémiées du Katerine débutant, la pop bontempi de Dondolo, la disco-pop fauchée de Go-Kart Mozart voire le phrase lessivé de Fuzati (sur « La dignité des étoiles »). Tout cela aurait mérité une audience bien supérieure aux 158 fans de son fan-club éclaté, chiffre issu du dernier recensement facebookien.

Avec la dignité des étoiles qui ne peuvent que (s’ef)filer, briller et disparaitre sans faire d’histoire, Néoboris s’est dissimulé du regard de nos télescopes, qui, du reste, ne l’observaient déjà pas beaucoup. Mais quand on voit la NASA foirer ses lancements de fusée avec autant d’ampleur que la foirade qu’a été la carrière d’Uffie, on se dit qu’il est temps de réorienter nos objectifs vers ces zones célestes. Et qu’il est plus réconfortant d’imaginer ce crevard fleur bleue, que je ne connais pourtant pas, regarder le soleil se coucher au-dessus de San Sébastien plutôt que de nous remémorer qu’il est mort (en 2008, à l’âge de 36 ans) seul, inconnu et dans l’ombre.

STARDUST – Music Sounds Better With You (1998)

Rappelez-vous … 1998. La France nageait en pleine euphorie. Le chômage reculait, la France venait de gagner le Mondial de foot, le futur pointait avec l’an 2000 tout proche et la French Touch s’exportait par palettes entières dans les discothèques du monde entier. C’est dans ce contexte souriant qu’un supergroupe français délivre un des plus ahurissants one-hit-wonder de l’histoire de la pop-music, « Music Sounds Better With You ».

Pourquoi ahurissant ? Tout simplement parce que ce groupe n’a réellement fait que ce morceau-là. Ce n’est pas seulement son seul succès, non, c’est aussi sa seule sortie discographique. Cent pour cent de réussite, clip compris. A ce niveau-là de stats, ce jackpot au seul essai tenté, il n’y a que Julien Faubert en foot qui peut soutenir la comparaison[1]. Et musicalement (parce que ce blog est un blog musical tout de même, il ne faudrait pas que je l’oublie, ni vous d’ailleurs), on ne pourrait citer que M.A.R.R.S et leur historique « Pump Up the Volume » comme seul rival.

Triumvirat composé de Thomas Bangalter (moitié de Daft Punk), d’Alan Braxe et de Benjamin Diamond (au chant sur cette track), Stardust reprenait les codes visuels d’un de leurs prédécesseurs spatiaux, les Rockets[2], avec leur épiderme argenté et leurs crânes chauves d’extraterrestres métallisés. Le tout en mettant leur musique au diapason de la disco-house filtrée qui faisait florès et dont les trois membres de Stardust étaient déjà des pointures. Pourtant, malgré cette alliance diablement efficace, Stardust sera vite réduit en poussière, entre brouilles financières (Diamond aurait voulu renégocier ses droits d’auteur) et poursuites de travaux extérieurs (Discovery de Daft Punk).

Il reste ce tube de tous les étés, cette boucle irrésistible (un sample de Chaka Khan) et cet avant-goût de gaieté scintillante, intact même à quinze ans de distance. La musique sonne mieux avec toi. A l’air libre. La fête continue.

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[1] Une sélection en équipe de France, numéro 10 dans le dos, une victoire, un but (le seul du match), merci et au revoir. 

[2] Si vous voulez en savoir plus sur The Rockets, surprenant groupe de disco-rock SF français des années 70, cliquez sur ce lien (un article d’Inside-Rock). Quant à la musique, il y a pas mal de morceaux d’eux sur Youtube ; en voilà un, celle de « Cosmic Race ».

SPARKLEHORSE – Pig (1998)

Tout le monde ou presque aime les koalas. Parce qu’ils ressemblent à des peluches. Ce sont pourtant des oursons assez cons, agressifs, méfiants, infoutus de digérer la seule fucking nourriture, toxique, qu’ils daignent avaler. A contrario, il y a d’autres animaux à réhabiliter. Les cochons, par exemple.

Partant du principe que tout est bon dans le rose ongulé, Mark Linkous s’en sert comme totem dans sa renaissance post-première tentative de suicide[1]. Et, sous cet emblème tutélaire symbolisant sa frustration de ne plus avoir, temporairement, l’usage de ses jambes (séquelle de son suicide raté), Sparklehorse délivre en deux minutes trente LE morceau rock que les White Stripes ont rêvé de faire toute leur carrière : enlevé, brut, électrique, viscéral. Et moins empesé que les (bonnes) popottes du duo phare du « retour du rock ». Malgré ça, Jack White restera mille fois plus connu que Mark Linkous. Ledit Linkous qui s’est tiré (une balle) en 2010, pendant que White continuait à faire de rock vintage pour le village global.

Linkous, Cobain, Smith … Voilà le genre d’injustices qui fait le monde est monde et qu’il tourne rond. La vie n’est pas toujours rose comme le cochon-tirelire et les koalas sont toujours adorés. Truie story.

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[1] Par overdose d’alcool et de Valium, en 1996, sur la tournée de Radiohead dont il assurait la première partie.