THE SUZARDS – Je ne veux pas de toi (2015)

THE SUZARDS – Je ne veux pas de toi (2015)

Renaud ayant arrêté de se la coller au Ricard (pour, hélas, ressortir un album), le maillot jaune musical de l’anisette attendait de pied ferme un nouveau porteur. Pas la peine de guetter la ligne d’arrivée, le vainqueur (pas bidon) l’a déjà franchie à toute (Evgueni) berzingue. Son nom : The Suzards. Ils sont trois, ils sont de Bordeaux et sous une pochette extra, leur EP sort les guitares de dessous le zinc pour en découdre au pays de Johnny-la-jaunisse.

Si la Suze évoque par certains aspects une boisson craignos qui sent la vieille France, les bistrots PMU, Poujade et le racisme ordinaire envers tout ce qui n’est pas estampillé béret-baguette-saucisson, The Suzards s’accaparent et détournent ce symbole liquide de la Toute-Puissance 50’s franchouille afin de s’éclater sur des morceaux qui sonnent davantage comme Buzzcocks ou certains vieux groupes en « ST » du cru (Strychnine, Stilletos, etc.) que comme de la musette.

The Suzards rameutent les potes dans le garage ou dans la cave pour servir double dose de bruit, ravissant et ravivant les oreilles bien bouchonnées, le temps de morceaux bien serrés, qui fusent mais ne s’usent pas, brisent des nuques et te font oublier qu’il est mardi et que demain, tu dois aller à la préfecture chercher un formulaire administratif, passer au Carrefour Market prendre du PQ et des cordons-bleus.

C’est le cas en concert (chose constatée dans la cave du Wunderbar il y a peu), c’est encore plus le cas sur disque. Si leur premier LP s’apprête à sortir en avril, je me suis empressé, dès leur prestation achevée, de faire la modique acquisition de leur 45 tours initial. Cet EP est tendu, agité, électrique, un peu brouillon parfois mais énergique, avec cette tuerie qui sonne très paink circa 1978 : « Je ne veux pas de toi ».

Le dit EP, sous vos yeux ébaubis.

Le dit EP, sous vos yeux ébaubis.

Pour votre santé, écoutez The Suzards : c’est un intitulé bien balancé, ça peut vite devenir une recommandation. Dix minutes de défouloir guitare-basse-batterie, simple mais diablement efficace, c’est bien mieux que les pilules de Big Pharma. Un vrai sac de frappe sonore. Et avec une petite bière (désolé pour la Suze, c’est vraiment pas mon truc), ça passe avec d’autant plus de facilité. Levez le coude, foies jaunes !

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