THE MADCAPS – Rainy Day (2016)

THE MADCAPS – Rainy Day (2016)

D’après les 2,8 kilos de mon dictionnaire Hachette & Oxford, le mot « madcap », traduit de la langue du désormais feu David Bowie, signifie deux choses. Côté pile, c’est la tuile : « écervelé ». Côté face, moins de casse : « insensé ». Oui, vous, au fond ? Quel terme s’applique le mieux au groupe qui nous occupe ? Mmmh, ni l’un, ni l’autre. Oui, toujours vous … Quel est, alors, le taux d’intérêt de cette introduction ? Attendez, je reprends mes fiches ; approximativement, 3,8%, sans la variable compensatoire, mais cessez de m’interrompre avec vos questions ou on ne pourra pas finir ce chapitre.

Slide suivant. Moins d’un an après leur dernier LP, homonyme (et pas éponyme, bordel ! Le prochain qui me met ça sur sa copie aura des points en moins, vu ?), les quatre Madcaps dégainent Hot Sauce, une nouvelle fournée de titres garage-pop très sixties, chez Howlin’ Banana Records, maison-mère de excellents Volage, Kaviar Special ou Quetzal Snakes ; Howlin’ Banana qui s’est pour l’occasion associée à Beast Records, autre label lorgnant sur les caves rock de 1965, sis à Rennes.

De la galette-saucisse au hot-dog en passant par le food-truck à tacos, la mayonnaise de Hot Sauce prend bien et, si elle ne provoque pas de révolution de palais, égaye l’oreille avec sa belle association de décontraction californienne et d’efficacité britannique, entre désinvolture de plagiste et fish and chips arrosé d’HP Sauce. Meilleur exemple de ce mélange – outre la pochette, qui rappelle l’incongruité des stations balnéaires anglaises -, le titre ci-dessus, « Rainy Day », carte postale pop 60’s d’un Brian Wilson en vacances entre Londres et Brighton (bah oui, il faut bien retrouver la plage), avec ses accompagnements d’harmonies vocales et son supplément solo électrique de bon aloi. Un Brian Wilson qui aurait fait un crochet pour rendre visite aux Kinks. Au passage en caisse (claire), le ticket affiche une belle petite pièce entraînante, à grignoter sur le pouce en moins de cinq minutes. On note (très bien) l’adresse, on y reviendra – jour d’averse ou non.

Seul reproche à ce menu, l’album manque parfois, à mon goût, d’un peu de dérapages, d’une pointe d’agressivité. Serait-ce une manière de contenter toute la tablée, y compris les estomacs fragiles, afin de les attirer dans des concerts plus relevés que la plus piquante des sauces sriracha ? Sans doute, car l’articulet de la tournée française des Madcaps (qui passe par Bordeaux le 11 février, au Wunderbar) prétend que ces derniers nous y enseigneront « les bienfaits de la capsaïcine, ses vertus curatives et l’épanouissement gustatif que procure son mordant ». Et, ouf, ils n’évoquent pas par cette formulation une influence des émoussés Red Hot Chili Peppers. Alors, prêts à repeindre les murs au Tabasco, les copains ? Perso, je me sentirai presque guilleret à l’idée de me la jouer Dracaufeu …

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