MILLSART (Jeff MILLS) – Step to Enchantment (Stringent) (1993)

Pendant que la gauche ne se tire plus des balles mais des ogives nucléaires dans ses arpions et que des milliers de Français redécouvrent le concept de « livre » en feuilletant le pavé voyeuriste dégueulé par une journaliste à (roulement de tambour) Paris-Match (ici insérer rires) ex-première femelle du pays, j’ai des trucs bien plus importants sur lesquels me pencher.

Par exemple, ma toute récente lecture du livre Der Klang der Familie fait qu’en ce moment j’écoute beaucoup de techno du début des années 90, l’époque où cette musique était encore révolutionnaire, sentait le souffre, faisait passer un souffle nouveau, changeait la vie bien plus que n’importe quel programme présidentiel du PS.

Jeff Mills est l’un de ces pionniers de ce son funkoïde, brutal et hyperfuturiste, né dans les friches industrielles et les ghettos noirs de l’ancienne Motor City. La techno de Détroit, deuxième génération. Underground Resistance. La triade Détroit-Chicago-Berlin. Des maxis sauvages, qui transpirent le béton des hangars, le brouillard des fumigènes, la transe acide. La délicieuse violence d’une nuit interminable. Une pulsation frénétique et rebondie, un son perforant, implacable, qui ne laissent aucune place à la demi-mesure ; à moins d’être une statue de sel, difficile de ne pas avoir envie de bouger, de secouer la tête, n’importe comment, dans tous les sens.

Grimpez une marche de plus vers l’enchantement.

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