Laurel HALO – Carcass (2012)

Voilà, voilà ce qu’on serait en droit d’attendre de Björk aujourd’hui, à supposer qu’on en attende encore quelque chose (et la réponse est : non).

Ça commence par un beat électronique ouaté, avec quelques passages plus saillants, sur lesquels se couchent des brumes de synthé ambient. Mouais, pas de quoi se relever la nuit. Sauf que voilà, arrive la voix de Laurel Halo.

Et quelle voix ! Un appel à l’aide halluciné, réunissant beauté et dissonance, émouvant par sa fragilité brouillée filtrant au travers des barreaux électroniques de sa quarantaine digitale. La voix acrobatiquement encodée d’une femme proche de la dissolution, qui ne veut pas simplement être un esprit désincarné, qui hurle qu’elle est une carcasse vivante de chair et de sang, qu’elle veut vivre.

Apeurant, bouleversant. A la fois organique et cybernétique, expérimental et évident. Un extrait de Björk 93-97 bouturée en 2012. Une jolie greffe à montrer dans bien des écoles de botanique sonore.

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