SPARKLEHORSE – Pig (1998)

Tout le monde ou presque aime les koalas. Parce qu’ils ressemblent à des peluches. Ce sont pourtant des oursons assez cons, agressifs, méfiants, infoutus de digérer la seule fucking nourriture, toxique, qu’ils daignent avaler. A contrario, il y a d’autres animaux à réhabiliter. Les cochons, par exemple.

Partant du principe que tout est bon dans le rose ongulé, Mark Linkous s’en sert comme totem dans sa renaissance post-première tentative de suicide[1]. Et, sous cet emblème tutélaire symbolisant sa frustration de ne plus avoir, temporairement, l’usage de ses jambes (séquelle de son suicide raté), Sparklehorse délivre en deux minutes trente LE morceau rock que les White Stripes ont rêvé de faire toute leur carrière : enlevé, brut, électrique, viscéral. Et moins empesé que les (bonnes) popottes du duo phare du « retour du rock ». Malgré ça, Jack White restera mille fois plus connu que Mark Linkous. Ledit Linkous qui s’est tiré (une balle) en 2010, pendant que White continuait à faire de rock vintage pour le village global.

Linkous, Cobain, Smith … Voilà le genre d’injustices qui fait le monde est monde et qu’il tourne rond. La vie n’est pas toujours rose comme le cochon-tirelire et les koalas sont toujours adorés. Truie story.

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[1] Par overdose d’alcool et de Valium, en 1996, sur la tournée de Radiohead dont il assurait la première partie.

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