LA DÜSSELDORF – Düsseldorf (1976)

Comme Kraftwerk, ils sont Allemands. Comme Kraftwerk, ils font du krautrock dans les mid-70s. Comme Kraftwerk, ils viennent de Düsseldorf. Et le leader de La Düsseldorf, Klaus Dinger, provient de Kraftwerk (et de Neu!). Mais, malgré l’adoubement d’un David Bowie[1] alors en pleine apogée berlinoise, ils sont beaucoup moins (re)connus que leurs collègues des centrales électriques.

Ouverture de leur super premier album homonyme, « Düsseldorf » est pourtant un titre faramineux. Le second volet fringant d’un diptyque imaginaire dont la première partie serait « Autobahn » de (devinez … bah oui, encore eux) Kraftwerk, sorti l’année précédente. Dans les plaines de Rhénanie, l’on dévale une autoroute cosmique ; le synthé hypnotique charme des serpents de bitume freaks ; transe (les sens) et transport (l’essence) combinent à l’infini.

La Düsseldorf fantasmée pointe à l’horizon mais, malgré l’exaltation, elle s’éloigne sans cesse. Qu’importe, la morale de tout bon road movie s’applique ici aussi : le bonheur n’est pas dans le but mais dans le voyage. Et à ce niveau, on est plus que servi. Cette trame motorik est interminablement bonne. Zut, les treize minutes sont déjà passées. Oh non, déjà ? Pas grave. On remet les clefs dans le contact et on rappuie sur play. Krautrock über alles.

__________________________

[1] Pour qui La Düsseldorf incarnait, dès leur premier album sorti en 1976, « la bande-son des années 80 ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s