DAFT PUNK – Musique (1996)

Ce soir c’est la Fête de la Musique (et de ce qui y ressemble), cette bombance qui réjouit plus les noceurs et les détaillants d’alcool que les mélomanes. Une raison pour faire l’impasse ? Non, car si cette fête est bien moins une célébration du bruit qui pense (Victor Hugo rpz ; coucou, les rageux du bac français !) qu’un prétexte social à s’humecter le gosier et à se rassembler pour marquer le début de l’été, il s’agit juste de le savoir, ce n’est pas nouveau. Et, à moins de jouer les anachorètes forcenés, les interactions sociales sont nécessaires et font le sel de l’existence ; we are human after all.

Mais ne pensez pas que je vais m’en tirer comme ça ; célébration de la musique ou pas, figure bien dans l’intitulé de ces agapes le terme qui est la raison d’être de ce blog (ainsi que de la survie de ma petite personne ?). Alors, que pousser en avant ici-même en ce jour qui demeure symbolique ?

On va miser sur une valeur sûre : Daft Punk. Avant de devenir les darlings casqués du mainstream ambitieux pour tous, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo étaient des francs-tireurs techno-house à l’esthétique embryonnaire mais exploitant leur amour de la boucle filtrée d’une manière innovante et dansante.

Aller-retour constant entre la surface et les profondeurs, l’immersion infrabasse et les respirations sautillantes, à mi-chemin entre rave et discothèque, « Musique » (présent en face B de l’énorme « Da Funk ») est le flux de conscience d’une perception dérégulée par l’alcool, le bruit, la foule, un être, tout ça en même temps, que sais-je encore ? Un hédonisme vespéral qui même à vingt ans de distance va agiter votre tête et vos pitits membres.

A noter, petit détail qui tue, qu’il n’y a aucune voix ou sample de voix sur ce morceau ; le mot « musique » (répété environ 162 494 fois, mais j’ai dû en laisser passer quelques uns …) n’est créé qu’à partir de distorsions sonores, des borborygmes concassés de machines.

A savourer les doigts dans la prise Jack (Lang), des raves plein la tête. C’était la French Touch[1].

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[1] Avant que Renault ou David Guetta ne viennent vomir dans la bouche de cette locution.

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