Elliott SMITH – Memory Lane (2004)

Quand j’entends cette courte chanson aux entournures moqueuses, je me dis que beaucoup de ce qui se passe de ce côté-ci de l’enfer a quelque chose de dérisoire. Que s’en tirer par une pirouette le sourire en coin est toujours préférable à l’abattement intégral. Et que la vie est la plus drôle des histoires tristes (ou inversement).

Je pense aussi à Stig Dagerman qui concluait son essai désespérément lucide Notre besoin de consolation est impossible à rassasier par une éclaircie d’optimisme. Avant, deux ans plus tard, d’improviser une chambre à gaz dans sa bagnole. Je me rappelle que « Memory Lane » est parue à titre posthume, Elliott Smith ayant trouvé la mort sans qu’on sache s’il avait vraiment voulu la chercher.

La vie, « a place where suffering is just a game. » C’est faux. C’est vrai. C’est pour de rire. C’est bête à pleurer. On joue à être triste, heureux, génial, fou, con, ivre, innocent, amoureux. C’est un jeu perdu d’avance. Le savoir ; ne plus s’en soucier. Accepter de vivre. Et ce sera bien.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s