PRIMAL SCREAM – Don’t Fight it, Feel it (1991)

Un visage étrange, jaune, noir, bleu et blanc, sur fond écarlate. Avec son album à l’intitulé semblant être celui d’une crème caramel parodiant les films d’horreur (Screamadelica), Primal Scream se la joue (en partie) façon KLF, en moins soul-situ-provoc pour stades, davantage contre-culture colorée, pacifique, dionysiaque, néo-psyché.

« Don’t Fight it, Feel it » est le résultat d’une tambouille mêlant house, soul, electronica, un doigt de rock, le tout touillé avec une insouciance hédoniste (ces cinq notes sifflées servant de hook au morceau) qui tranche avec, au même moment, le désespoir désenchanté de la génération X. Une génération spontanée que préfigurait le jusqu’au-boutisme bruitiste initial de Jesus and Mary Chain, groupe dont est issu … Bobby Gillespie qui, avant d’être le leader de Primal Scream, fut batteur pour le combo des frères Reid.

Le titre peut être lu comme un double appel du pied, adressé à la fois aux vieux réacs technophobes et aux rockeux grunge : par-delà le SIDA, le chômage, les barrières culturelles, les désillusions et tout cette litanie cafardeuse, ne combattez pas l’extase, ressentez-la. Come together.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s