SHELLEY – Reproduction is Pollution (1995)

Il y a, parfois, des choses qu’on ne comprend pas. Par exemple, je ne comprends pas comment une telle merveille pop peut rester aussi criminellement underrated. Serait-ce le nom du groupe, homonyme de Pete Shelley, leader des Buzzcocks ? Serait-ce l’intitulé et le propos antinatalistes (avec lesquels je suis par ailleurs d’accord à 100%*) de ce morceau ?

Je n’en sais rien mais à l’heure où l’IVG est remise en question en Espagne, sinon en France par quelques franges réacs abominables, à l’heure où les charts tricolores sont dominés par Les Enfoirés et Kyo, il est grand temps de hisser haut le pavillon de cette chanson, subtile, lucide et d’une beauté renversante, qui tisse des affinités électives avec « Primitive Painters » de Felt (un autre tube qui n’en fut jamais un) et avec « September’s Not So Far Away » de The Field Mice (leurs collègues de Sarah Records**).

Ce single de Shelley sera leur seule parution. Incompréhensible***, je vous le disais****.

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* D’ailleurs, ça me fait marrer quand j’en entends certains (mes parents en premier lieu) qui me disent qu’eux-mêmes pensaient de même quand ils étaient ados mais qu’il est certain que, comme eux, je changerai d’avis en grandissant. J’ai des arguments en pagaille contre les enfants. Je ne veux pas, je ne voudrais jamais en avoir (de toute façon, entre la bouffe transgénique et les ordis portables sur les genoux, le problème sera vite réglé : stérilité pour tous !). On ne reproduit pas sciemment une erreur. Je surestime peut-être mon entêtement et mes convictions philosophiques, mais ils les sous-estiment certainement. Voilà, fin de la parenthèse 3615 My-Life.

** Dont ce single de Shelley sera l’antépénultième sortie discographique avant le sabordage volontaire du label, la même année.

*** Shelley deviendra pour partie Orlando dès 1995 ; quant à la valeur de ce groupe-là (qui mourra en … 1997), je ne puis me déterminer, faute de les avoir écoutés un jour. Idem pour Fosca, le groupe que Ricken Edwards a créé après Orlando.

**** Bon, en même temps, « Prejudice » et « Hero », les deux autres titres de ce CD, n’arrivent pas ne serait-ce qu’à la hauteur du petit orteil de « Reproduction is Pollution » ; ceci explique sans doute cela.

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