SUICIDE – Frankie Teardrop (1978)

Titre terrifiant d’un groupe pas banal. Un instrumental de boite-à-rythme cheap aussi minimal qu’angoissant sur lequel, pendant dix minutes, Alan Vega vit, vibre, est son récit. Les notions de chant ou de poésie ont débarrassé le plancher depuis longtemps. Il s’apitoie, hurle, supplie, explique ; il est Frankie, tout en ne l’étant pas (l’ombre de Frankie traine toujours dans les parages), tout en racontant cette fait divers sordide qu’il s’approprie, celle d’un ouvrier prolo nécessiteux de vingt piges qui bute sa femme et son fils nouveau-né dans un délire psychotique, avant de s’en coller une dans le crâne. Faites entrer l’accusé en focalisation semi-interne hardcore. Halètements, cris, hurlements d’effroi. On y est. L’autre BO de Shining. Dream baby dream.

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